Les Salles Obscures

Le passé éclaire le futur

La proposition de Sandra Bullock 23 septembre 2009

Filed under: Critiques de Films,La proposition — lessallesobscures @ 23:08
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Après presque deux ans d’absence, Sandra Bullock nous propose pour son retour une comédie romantique réalisée par Anne Fletcher avec Ryan Reynolds (mari de Scarlett Johansson).

La proposition de Sandra Bullock 2A sortie aux USA, ce film a récolté plus de 33 millions de dollars lors du premier week-end pour atteindre les 160 millions de dollars de recette globale. Score impressionnant lorsqu’on sait que Sandra Bullock n’avait pas tourné depuis plus de 2 ans et que son dernier hit date de 2002 (L’Amour sans préavis / Two Weeks Notice avec Hugh Grant). Il convient d’ajouter que Sandra est devenue une actrice quadra (comme Julia Roberts qui a refusé ce rôle qui lui était initialement destiné) dans un Hollywood de plus en plus friand de jeunettes.

Mais, Sandra Bullock sait, en observant sa filmo que, mis à part Speed, la comédie est le genre qui lui a le mieux réussi en terme d’audience ; et qu’un bon rôle c’est avant tout un personnage bien codifié et aussi reconnaissable qu’un bon cru. Aussi a-t-elle choisi d’incarner celui de la fille sympa et gauche mais – pas dépourvue de sex-appeal – dont on aimerait tomber amoureux. C’est une recette, la recette Bullock qui a été cuisinée à volonté pour des rôles variés (Avocate des grandes causes, Agent du FBI etc.). (more…)

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Ingmar Bergman parle de Strindberg (et de lui) 10 septembre 2009

Filed under: Ingmar Bergman — lessallesobscures @ 16:43
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Comment Ingmar Bergman manipule mine de rien une journaliste l’entretenant d’August Strindberg. Une véritable leçon de cinéma !

Ingmar Bergman parle d'August Strindberg

Ingmar Bergman parle d'August Strindberg

Affaibli par l’âge et cinquante ans de réflexion sur les méandres de la personnalité humaine, Ingmar Bergman, n’en reste pas moins d’une rare vivacité intellectuelle quand il s’agit de commenter le lien indéfectible qui le rattache à son maître théorique, sa référence ultime, le dramaturge de renom et initiateur de la modernité théâtrale européenne : August Strindberg.

Reprenant, avec une élégance teintée de malice, la journaliste lorsqu’elle prononce, selon lui, un peu maladroitement le prénom de son Maître, Ingmar explique de sa voix douce et un peu tourmentée que Strindberg a toujours fait parti intégrante de sa vie et de ses réflexions sur la mise en abîme de la psyché individuelle.

Bergman, on le savait rigoureux, exigeant dans sa direction d’acteur, on constate qu’il est tatillon jusque dans le rituel un peu éprouvé des traditionnels entretiens. Mais que peut bien cacher cette touchante maniaquerie de génie isolé ? (more…)